Jules Hardouin Mansart
Anne d'Arpajon Duchesse de Mouchy
Au XlVème siècle et jusqu'aux travaux de Mansart, le château était protégé par une enceinte comprenant deux portails fortifiés et huit tours. Deux de ces tours, plus larges et plus hautes étaient reliées au donjon pour former avec celui-ci, une seconde ligne de défense. Le château actuel est pour l'essentiel, celui qui a été édifié vers 1300. Encore entièrement ceinturée par de larges douves, une partie des courtines subsiste, avec un portail fortifié et quatre tours. Ces constructions ont conservé leurs dispositifs de défense: herse, assommoirs, archères, canonnières, casemates de tir etc... Contre cette enceinte sont adossés des bâtiments des XV - XVII, et XVIIIème siècles, qui étaient pour partie destinés à l'habitation et à l'approvisionnement de la garnison et pour l'autre partie à des écuries qui pouvaient contenir plus de cinquante chevaux. Bien que dépourvu de ses couvertures le gros oeuvre du donjon demeure imposant, Il est constitué d'un bâtiment rectangulaire qui contenait les grandes salles seigneuriales. Deux tours rondes le cantonnent à l'ouest. Une tour carré qui était pourvue d'une herse et d'un pont levis commandait l'entrée de la construction. Ces tours contiennent les chambres, toutes dotées de latrines particulières, la tour carrée contenait aussi la chapelle qui a conservé un décor peint représentant des perspectives d'architecture où des colonnes ioniques ne sont pas sans ressembler à celles du Grand Trianon de Versailles. Deux escaliers intérieurs desservaient les étages. Au XVème siècle, pour améliorer le confort, on édifia à l'est une tour spécialement destinée à contenir un large escalier de 170 marches. Cette tour, garnie à son sommet de bretèches, présente à chaque étage et demi-étage de délicates allèges sculptées. A la même époque le pourtour du donjon fut garni d'un couronnement de machicoulis sur arcs évidés en forme de trilobes. Au rez-de-chaussée un grand passage voûté traverse le donjon. Les portes, cheminées ont reçu un décor sculpté d'une grande qualité d'exécution.
Pour le fils cadet de Jean Babou, Henri III érigea la baronnie de Sagonne en Comté. Mais ce fils fut tué à la bataille d'Arques. Ses héritiers vendirent le château à Charles de l'Aubespine, marquis de Chateauneuf, garde des sceaux, qui en prit possession en 1631. L'Aubespine ne profita guère de son acquisition. Poursuivi par la haine du cardinal de Richelieu, il est emprisonné en 1633, et demeura enfermé pendant 10 ans. Après diverses transactions et l'année même où il accèdait à la surintendance, Mansart devient propriétaire du château, ainsi que de celui de Jouy. L'architecte de Louis XIV prit le titre de comte de Sagonne et son rôle de seigneur haut-justicier très au sérieux. Le roi avait promis de séjourner à Sagonne alors qu'il devait aller prendre les eaux à Bourbon l'Archambault. Mansart s'empresse alors d'adapter le château féodal au style nouveau. A cet effet il détruit une partie de l'enceinte, aménage à l'est des terrasses longeant les douves, dégage une grande avenue et transfert l'entrée du château du côté des étangs. Il construit un grand bâtiment du côté nord et aménage un vaste jardin à la française clos de murs. Son fils et son petit-fils Jacques, architecte de mérite, lui succèdent. Mais en 1767, ruiné par un procès malheureux, ce dernier doit céder ses droits à sa cousine Anne d'Arpajon, duchesse de Mouchy, gouvernante de la dauphine Marie-Antoinette. Retenue à la cour Anne d'Arpajon vend en 1769, la seigneurie à la famille de Boisrenaud. Saisi comme bien national sur émigrée, le château est acheté par le principal fermier des propriétaires. Le district révolutionnaire a déjà décidé de dégarnir les couvertures des faîtages de plomb pour confectionner des balles. A cet effet, il a réquisitionné les femmes du bourg qui, désirant échapper à cette corvée, se sont déclarées successivement toutes enceintes. Le nouveau propriétaire et ses successeurs ne cherchent qu'à tirer parti de la vente des matériaux de toutes sortes qu'ils récupèrent au fur et à mesure qu'ils démolissent les corps de logis et annexes.
OUVERTURE A LA VISITE Tous les jours du 1er juin au 30 septembre de 10 à 12 h et de 14 à 18h30. De Pâques au 30 mai et du 1er octobre au 1er novembre, tout les dimanches après midi et pour groupe de 30 personnes minimum durant la semaine.
Le voyageur qui circule sur la route reliant Bourges à Moulins peut apercevoir, peu avant Sancoins, la silhouette imposante du château de Sagonne (Cher). La visite de ce monument encore peu connu lui révèlera mille ans de l'histoire prestigieuse de ce fief, siège d'une importante seigneurie qui étendait sa juridiction sur sept paroisses dont Château-sur-Allier, Le Veurdre et Sancoins, qui en dépendait également. Parmi les plus illustres propriétaires de ce lieu figurent : l'aïeul de Robert de France, tige de nos rois capétiens un empereur, Pierre de Courtenay (empereur de Constantinople) un connétable de France, Louis de Sancerre, compagnon et successeur de Du Guesclin enterré comme lui à St Denis. un grand maître de l'artillerie, Jean Babou un garde des sceaux Charles de L'Aubespine, oncle de St-Simon. l'architecte du plus célèbre palais du monde, Jules Hardouin-Mansart Le site de Sagonne est d'origine gallo-romaine. La fondation du château se perd dans la nuit des temps. Le plus ancien propriétaire que l'on connaisse, est Wicfried comte de Bourges, qui en l'an 832, l'offrit en dot à sa fille Agane. Sa descendance conserva le château jusqu'au XVIème siècle à travers les familles de Sancerre, de Bueil et d'Amboise. La forteresse reconstruite vers 1300 découragea les assauts des Anglais et des Grandes Compagnies qui, entre 1356 et 1364, ravagèrent le pays alentour. Le connétable de Sancerre instaura en 1383 à Sagonne quatre foires annuelles ainsi qu'un marché le samedi. Dernière héritière des comtes de Sancerre, Marguerite épouse Béraud, dauphin d'Auvergne. En 1423 son fils, Béraud III d'Auvergne, comte de Sancerre, permet à Charles VII d'installer au château une garnison royale. La même année, le Roi d'Angleterre en fait don à l'ancien prévôt de Paris qui est à sa solde. Mais il semble bien, que comme dans la fable, la peau de l'ours a été promise sans pouvoir être livrée. Fille unique de Béraud, Jeanne meurt à 25 ans sans enfant de Louis de Bourbon Montpensier. Après un procès qui dura 18 ans, sa cousine Anne de Bueil reçut Sagonne en partage. En épousant Anne de Bueil, Pierre d'Amboise devient Seigneur de Sagonne et entreprend d'importants travaux que son fils Charles également seigneur de Meillant et de Chaumont-sur-Loire, homme de confiance de Louis XII devait continuer. Sa niece, Antoinette vendit en 1542 le château à Jean Babou et à Françoise Robertet, fille du puissant ministre, son épouse. Grand bailli de Touraine, gouverneur de Gien et de Brest, ambassadeur extraordinaire à Rome, Jean Babou reçut la charge de grand maître de l'artillerie du Roi Charles IX. Il mourut en octobre 1569 des suites des blessures reçues à la bataille de Moncontour. Sa petite fille Gabrielle d'Estrées séjourna probablement à Sagonne.
Jean Babou (+1569) Seigneur de la Bourdaisière et de Thuisseau, Baron de Sagonne et de Voilhon Maître de l'Artillerie de France (1567)
Accueil Localisation Histoire Activités
Les fêtes 2012 2011 2010 Les manifestations Les visites Quand on parle du château... Ca bouge ...
Le Café de l'Art ouvre ses portes... Le Château rejoint "LES ILLUSTRES" Le château se rénove... Les locations
Nos salles Nos gîtes Contact Liens Iconographie Association La lettreChateau de Sagonne 2012